14 juillet : feux d’artifices ! Hé ben non !! Chez Jean-Pierre, pas de pétarades, pas de foules le nez en l’air… non ! Ici, notre feu est bien réel !

En effet, pour la troisième année consécutive, nous avons réveillé le vieux four de la ferme. Mais dou-ou-cement, hein ? Car il n’est plus de première jeunesse… il a connu ses premières flammes en 1636 !

Alors voilà comment Jean-Pierre s’y est pris pour ne pas brusquer le vieux papé en briques… Le vendredi précédent (donc une semaine avant), il a fait brûler deux fagots. Le lendemain, trois fagots. Le dimanche pareil, plus quelques branches un peu plus grosses. Et tous les jours, il a rajouté des bouts de bois de plus en plus gros, jusqu’à ce jeudi de fête, où écarlate de plaisir, le vieux four a englouti dans sa belle gueule rougeoyante sa première fournée que nos trois gentils boulangers se sont empressés de lui donner à cuire.

Miam ! La bonne odeur ! Et quel plaisir de pouvoir assister au travail des boulangers ! Mais oui ! Pour ceux, les pôvres ! qui ne sont pas venus, sachez que nous avons le bonheur et la chance d’assister au pétrissage de la pâte, le façonnage du pain, l’enfournage !!

et au final, ô miracle quels beaux pains dorés !

Ce sont presque, hein, je dis « presque », les mêmes gestes répétés depuis des millénaires, et pourtant, c’est toujours aussi émouvant d’assister à cette noble cuisson.

 

Et, placés bien sagement dans un beau couffin en osier, nos pains de campagne sont transportés fièrement au centre de la cour, pour être rangés dans notre « boulangerie »… vous pouvez chercher, vous n’en trouverez ni plus belle ni plus authentique que celle-ci !! Un vieux pressoir a été aménagé pour les recevoir…

Mais ils n’ont pas eu le temps de paresser sur les étagères ! Heureusement, nos gentils boulangers ont prévu plusieurs fournées…

Pendant ce temps, en attendant les grillades, nos visiteurs ont pu visiter notre exposition, et ils ont eu la chance comme lors de notre vernissage : presque tous nos artistes étaient là, disponibles, pour partager et échanger leurs sentiments. 

Tandis que dans la cour, les sympathiques étaliers proposaient leur propre production : miel, fromages de chèvres,  vins, charcuterie cévenole,  fruits et légumes,

 

Un très gentil vannier était avec nous également, se faisant un plaisir et une fierté de nous montrer et partager son savoir faire. Ici aussi, des gestes ancestraux étaient effectués sous nos yeux fascinés et curieux. 

Un tablier de cuir épais sur les genoux, un couteau épais en guise de grattoir dans la main, sa vision (que l’on devine très précise) sur les formes et volumes qu’il a décidé d’obtenir, notre vannier nous explique son art tout en préparant des branchages de châtaignier. C’est un travail de patience… ici, c’est la nature qui décide ! Le bois doit subir d’abord une cuisson (oui !), un long trempage et ensuite il doit associer précision et dextérité avant que le bois ne retrouve sa rigidité… Et puis chaque région a sa spécialité en fonction des essences forestières : ici le châtaignier, là le tilleul, même des ronces !

Merci monsieur le vannier pour votre gentillesse !

Hou ! Apercevez-vous de la fumée derrière le stand de la vannerie ? Ce sont les saucisses que Geo et Laurent sont en train de faire griller !!

D’autres stands :

           

Ce stand d’articles en oliver était tenu par un jeune couple charmant, et le jeune homme, pour la plus grande joie des curieux a conçu à l’aide de son tour et de ciseaux à bois divers petits objets. C’est toujours magique d’observer un artisan au travail… ici, voir se transformer un bout de bois informe en un objet d’une grâce et aux parfaites proportions, c’est vivre un moment je dirais, exceptionnel…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là, un stand d’objets décoratifs ou utilitaires en plâtre coloré.

Il y avait également un stand de fruits et légumes, tout frais cueillis du jour, un créateur de drôles d’animaux à partir de galets, une créatrice de sacs en tissu, tabliers et autres accessoires, une créatrices de doudous pour nos chers chérubins ; cette année, elle nous a présentés une gamme de sacs nouvellement créés, un étal de cucurbitacées, des cartes postales en trois dimensions, des verres et vaisselles peintes de toutes les couleurs et puis pleins pleins d’autres choses !

Cette année, une nouveauté… nous avions installé dans le garage, entourée de très vieux outils agricoles, Stéphanie, Bio esthéticienne, spécialiste des soins spécifiques et des produits cosmétiques du Docteur HAUSCHKA.

Son stand a connu beaucoup de succès auprès de nos visiteurs ! La notoriété et le sérieux de cette gamme de soins au concept unique, ainsi que la grâce et la gentillesse de Stéphanie y sont pour quelque chose…

A toutes fins utiles : Stéphanie ROUQUETTE, 06 28 73 13 15 – stephanie.rouquette@free.fr

Ah ! Les premières grillades sont prêtes !! Nos visiteurs se sont installés à table pour partager en famille ou entre amis ce repas simple qu’ils ont pu compléter avec les criques ardéchoises cuisinées par Babeth, les délicieux fromages de chèvre, les charcuteries et ont pu déguster, mais bien sûr avec toujours modération le bon vin du producteur de Durfort.

Nous étions encore sous le charme de nos insatiables et néanmoins sympathiques cigales, lorsque une mélodie s’est doucement échappée d’une table, là-bas, près de l’arche du préau. Hervé Bertozzi, artiste peintre et écrivain, exposant actuellement chez nous, a sorti sa guitare et nous a offert un récital de chansons italiennes, anglo saxonnes et bien sûr françaises… un petit tour de chants vraiment très apprécié par tous !

Et puis ce fut l’heure (déjà !) de clôture. Chacun a plié boutique, en promettant de revenir l’année prochaine… quant à nous, lorsque tous furent partis, nous avons investi la table de la buvette pour partager un repas dans la bonne humeur et la fraternité. Nous sommes heureux, nous sommes contents, tout s’est bien passé !

Notre ami le coq, lui aussi est content… mais pas pour les mêmes raisons… Entouré de ses poules, il va pouvoir enfin ! retrouver un repos bien mérité après tous ces fadas venus mettre une animation de malade dans Sa Cour, Sa ferme !

Alors, n’oubliez pas, notre exposition reste ouverte tous les week end jusqu’au 31 juillet !

Je tiens ici à remercier Patricia BESSEDE, rédactrice du blog « Au pied de la tour » de BOUCOIRAN, qui a très gentiment et très spontanément accepté de me « prêter » quelques photos.

Merci également à Alain et à Bernard pour leurs photos !

Mariejo GOULARD

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