Pat, sur son blog « Au pied de la tour de Boucoiran », a abordé un sujet que notre ami Jean-Pierre s’est empressé de me commenter. Il vient à présent de me confier son aventure que je m’empresse de vous livrer !

UNE CHARRETTE RENVERSEE

« Avez-vous vu un jour une charrette renversée ? Non ? C’est impensable ce qu’on peut y trouver. Qu’elle soit chargée de paille, de raisins ou d’autres choses, c’est fou ce que l’on peut découvrir et entendre autour d’elle !

 Je ne parle pas du temps qui passe, dans ce cas là il ne compte pas. Il s’agit de sortir de peine un collègue malchanceux.

D’abord, rassemblement autour du malheureux et de son équipage. Tout le monde donne son avis pour la remettre en état de marche, dans le droit chemin en quelque sorte. Car sortir du chemin conventionnel est quelque chose d’anormal et de dangereux. On doit rester dans les rangs, comme tout le monde. Dans ces moments-là, il faut écouter l’avis de tous et surtout savoir faire prévaloir son point de vue, sans froisser personne, car sans aucun conteste, c’est moi qui  ai raison !

C’est le moment le plus délicat de l’opération. Puis avant de toucher à rien, il faut faire l’inventaire du chargement, la partie visible et la partie sous l’eau invisible.

Alors, là nous allons de surprises en surprises… car pendant les préparatifs, les langues se délient : « Tu sais la voisine….. Ha bon ?!…. C’est pas vrai ! Mais si, je te jure. Hé bè ! Je plains son mari, lui qui se plaignait de ne pas avoir de la chance, ça va le changer !!!!

Mais  tu ne sais pas, monsieur un tel que  l’on croyait si riche, hé bè, il ne l’est pas autant que ça, si je crois ce que m’a raconté monsieur machin… Jamais de nom autour d’une charrette renversée !!

Mais le temps passe… et la charrette est toujours dans le fossé. 

« Tu sais, il va être midi, je crois que nous ferions mieux d’aller boire le pastis et d’aller manger, ça nous donnera des forces et de meilleures idées pour nous sortir de ce pétrin. Nous verrons mieux l’affaire ce soir. Et puis chez nous, on mange à midi car le vieux après il fait la gueule pendant dix jours. Alors on se le boit ce pastis ? »

 A l’unanimité, pas une seule voix contre et c’est parti !!! 

L’histoire ne dit pas qui a sorti sa bouteille mais c’était du « fait maison »  et je vais vous expliquer si vous voulez compter combien vous en avez bu : un plus un, hé bien font quatre, car croyez moi, il a du caractère celui là !

Le cheval, qui commençait à en avoir marre de toutes ces discussions, a donné un coup de rein un peu plus fort et a remis la charrette sur le droit chemin, le chemin de tout le monde et cette affaire a été close jusqu’à la prochaine rencontre ! »

 

Sacré Jean-Pierre !

A bientôt les zamis… restez sous la couette !!

Mariejo

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