Je vous avais promis une nouvelle sur Pomponette… et ben non !! Ce n’est pas encore pour aujourd’hui ! Mais ne soyez pas déçus ! Jean-Pierre m’a confié ce récit que je m’empresse de vous présenter ! C’est à mon tour d’être un peu gênée, vous comprendrez pourquoi à la fin de son récit… Sacré JP ! Me rendrait-il ainsi la monnaie de ma pièce ?

 

UNE POULE PAS ORDINAIRE…

 

 

 

« J’entends souvent dire « les poules n’ont pas une grosse tête, donc elles ne peuvent pas avoir beaucoup de cervelle … », et c’est vrai que ces volatiles n’ont pas bonne réputation.

On dit en parlant d’une femme bête, « c’est une dinde ! », un homme prétentieux comme un dindon, une tête de linotte, sans souci comme un pinson.

Nous connaissons tous des gens qui ont une grosse tête, mais pas grand-chose dedans… Enfin passons et revenons à notre poule affectueuse.

Ici, à la maison, mes prédécesseurs étaient des adeptes d’Henri IV… les poules, quand elles avaient assez pondu, elles finissaient dans un pot le dimanche. On ne se souciait pas de l’affection que cette pauvre bête pouvait avoir pour la main qui l’avait nourrie tous les matins pendant des années. « Oh ! Elle est vieille, elle ne fera plus d’œuf, au pot c’est bon le bouillon de poule, ça réveillerait un mort ! ».

Et maintenant que nous sommes vieux, si les jeunes disaient pareil « Débarrassez-nous, vous mangez nos revenus ! Disparaissez, que ça presse ! »

Ils ne le disent pas, mais peut-être qu’ils le pensent, croyant rester jeune et beau !

Peut-être qu’ils nous aiment bien… si nous ne leur donnons pas trop de conseils !

Maintenant, peut-être que je suis déçu par le genre humain. Nous les vieux, nous reportons ce besoin d’affection sur les bêtes.

J’ai un chat, trois poules qui vont mourir de vieillesse ou peut-être d’accident, car il passe des voitures à très vive allure sur le petit chemin ! Ils courent, je ne sais pas où, mais ils y vont vite ! Et c’est bien connu, lorsqu’une poule est sur le bord de la route, c’est au moment où il arrive une voiture que l’envie lui prend d’aller de l’autre côté !!

Alors, là, il y a un grand risque, très grand même !

Dans ma basse cour, j’ai donc trois poules à plumes, évidemment… Et dans ce cheptel, il y en a une qui a une amitié particulière pour moi. Je la caresse quand elle veut, et si par hasard, quand elle a décidé de faire un câlin, je ne fais pas attention, elle sait se faire entendre ! Elle caquette, tourne autour de moi en ayant l’air de me dire « Alors, aujourd’hui on est fâché ? ».

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour moi, c’est une poule intelligente, fidèle dans ses amitiés. D’ailleurs, dans la basse cour, il y avait un coq aujourd’hui décédé à la suite de blessures « automobiles »… ou pas. Elle ne l’a pas quitté un seul moment pendant sa maladie. Je pouvais ouvrir la porte pour lui donner un peu de liberté, les deux autres sortaient, mais pas celle-là. Elle restait près de son coq. Et ne croyez pas qu’il y avait un tour de rôle, c’était toujours la même !

J’ai toujours entendu dire ma maman ou mon grand-père « Quand vous voulez tuer une volaille, ne dites pas, je vais prendre celle-là. Parce que si elle vous entend, vous aurez beaucoup de peine pour l’attraper !… Tout le monde tient à sa peau !

Puis de vous dire « les bêtes sont bêtes »… observez les de bien près, et vous verrez l’erreur.

Avez-vous pensé aux élevages en batterie où les poulets sont agglutinés par centaines dans un local qui pue ? Ceux-là peut-être, ils n’ont jamais connu autre chose. Ils n’ont pas pu développer leur intelligence et leur cervelle. Mais lâchez-les dans la nature, personne ne leur a appris que cette plante les ferait mourir, et que celle-là leur fera du bien ! Ils ne se trompent pas. Vous allez me dire, « Mais c’est l’instinct ! » Peut-être, mais aussi une forme d’intelligence.

Mais je vous fais des contes et des histoires sur la vie des poules et de leur intelligence, et je ne vous parle pas de ma gentille poulette toute blanche, avec des taches de rousseur sur le dos, qui est dans un poulailler, avec le froid qu’il fait dehors. Pendant le même temps, ma minette, Mademoiselle Pomponette, qui est une demoiselle bien élevée, une fille du monde, se chauffe près de la cheminée.

Elle, la poulette, n’ayant pas appris les bonnes manières, ne se gênerait pas, au risque pour moi d’avoir des ennuis avec l’auxilliaire de vie. Aussi, avec toute l’affection que j’ai pour elle, il vaut mieux la laisser avec ses copines dans son poulailler ; évidemment, chaque chose a sa place, et chaque place a sa chose ! Et puis, comme a dit notre fabuliste Florian, local et préféré « A chacun son métier et les vaches seront bien gardées ».

Il faut donc laisser les poules avec les poules à leurs affaires de poules.

Je vais vous faire une confidence, mais surtout n’allez pas le raconter partout, ma petite poulette blanche avec des taches de rousseur sur le dos pourrait le savoir, elle serait sûrement jalouse et en même temps malheureuse. Je ne veux pas lui faire de la peine, mais il me faut avouer que j’ai une autre poule… Il y a du favoritisme, oui, c’est vrai, mais elle est sage, ne salit rien, ne casse rien, ne fait pas de bruit, ne se fait remarquer en aucune manière. C’est pour ces raisons qu’elle a un tour de faveur. Son défaut ? Elle ne fait pas d’œuf ! Je veux parler de ma poulette en raku ! Mon amie Mariejo m’avait dit, il y a quelques temps, « Dès que j’ai une poule qui couve, je te garde un poussin »… Elle a tenu parole. Depuis, mon poussin est devenu une grosse poule noire avec un bec rouge, très discrète. Elle a obtenu sa carte de séjour sans aucun problème…

 Mariejo, conserve l’espèce, c’est une bonne race, tu peux faire couver, tu trouveras des amateurs pour tes poussins ! »

 

 

 

Oui, sacré JP !!

Dans mon prochain article, je vous livrerai les noms des exposants pour notre exposition estivale !

Alors, à bientôt les zamis !!!

Mariejo Goulard

Publicités