Nous nous sommes donc réunis ce vendredi chez Jean-Pierre…  Quel bonheur ! J’imagine bien sûr qu’associer « bonheur » avec « réunion » doit laisser la majorité d’entre vous sceptiques et quelque peu dubitatifs… Je vous comprends, mais attendez que je vous explique…

Tout d’abord, nous avons bien palabré, discuté, échangé autour de la table sur nos prochaines manifestations estivales 2013.

Divers sujets ont été abordés, mais ce qui importe pour vous, ce sont les dates que nous avons fixées. Précipitez-vous donc vers vos agendas, calendriers, plannings et prenez note de ce qui suit !

–          Le vernissage de notre exposition se déroulera le vendredi 14 juin à 19h

–          L’exposition sera ouverte tous les week-ends du samedi 15 juin au dimanche 28 juillet

–          Notre stage modelage de terre réservé aux enfants : le jeudi 11 juillet

–          Notre fête champêtre le dimanche 7 juillet

–          Nous attendons Jacky ROUQUETTE pour nous fixer la date du stage photos

Nous avons prévu une autre manifestation fixée au vendredi 19 juillet, dont je vous parlerai plus longuement dans un prochain article…

Maintenant, place au bonheur dont je vous parlais au début… Le bonheur, vous le savez, a de multiples visages. Vendredi, il avait celui de l’amitié, du partage, de l’enchantement des papilles. Voyez plutôt…

Notre réunion ayant débuté à 17h30, se termina à 19h30… heure de l’apéro.

Mon ami ! Pas plus tôt les crayons et papiers rangés… zou ! Place aux verres… et là, ce fut le début…

La sangria de Geo dont on ne se lasse pas, fut servie dans les verres, humée (ah ce parfum d’épices…) et dégustée en petites lampées. Mais ce n’est pas tout ! Notre ami Claude avait porté une bouteille de vin d’oranges fait maison… ma !!! Un délice… Déjà, ça commençait plus que bien…

Puis en deux trois mouvements, la table fut prestement dressée, les convives installés, les yeux rivés vers la cuisine où Babeth s’affairait…

Enfin, elle arrive, une marmite fumante dans les mains, qu’elle pose délicatement au milieu de la table, amenant avec elle un fumet léger, parfumé, douçâtre, mettant en éveil nos papilles déjà affolées par les précédents breuvages… Nous penchant au-dessus de la marmite, nous découvrons un velouté de potirons cuisiné avec les cucurbitacées cultivés amoureusement par son frère Jean-Pierre.

Un filet de crème fraiche, une bonne pincée de gruyère râpé et en avant pour  un deuxième délice ! C’est simple, on entendait presque nos papilles gazouiller !!

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Ensuite ? Ensuite, ce fut… comment trouver un adjectif pour décrire ce moment ? Pour ma part en tout cas, j’ai rarement dégusté un plat de viande aussi savoureux, délicieux, exquis ! Nos papilles atteignirent à ce moment-là, le paroxysme du plaisir gustatif, le nirvana !

Mais quoi ? Mais keskecété ? Et bien mes zamis, Babeth nous avait cuisiné une Aigrillade Saint Gilloise…

(Je fais juste une parenthèse : c’est mon amie Josie qui m’a indiqué le bon terme. Car comme beaucoup, je pensais qu’il s’agissait d’une grillade ! pfff !

On peut dire aussi Agrillade. En fait, je suis allée consulter notre ami Internet qui m’a appris que les anciens, n’ayant pas de réfrigérateur, avaient plusieurs solutions pour conserver la viande, dont celle qui consistait à faire précuire la viande dans des produits aigres (aïgres en occitan).)

Bon, c’est bien parce que vous m’avez l’air sympathique, que je vous confie la recette que m’a dictée Babeth… parce que des recettes d’Aigrillade, vous en trouverez légion sur le Net ; celle-ci, c’est celle qui nous a régalés vendredi !

Ingrédients :

–          2 kg de paleron découpé en tranches fines

–          4 oignons (achetés à St Martial, près de Sumène… pas d’affolement, prenez ceux que vous trouverez… mais zenfin, ceux-ci ont la particularité d’être très doux…)

–          12 cuillères à soupe de câpres

–          8 gousses d’ail

–          24 filets d’anchois

–          8 cornichons

–          sel et poivre

 

 

Mixer tous les ingrédients… sauf la viande, tracassaïres !! Vous obtenez ainsi une « pommade ».

 

Répandre un filet d’huile d’olive dans le fond d’une cocotte en fonte. Déposer un lit de tranches de paleron, que vous salez (modestement) et poivrez (généreusement)  et que vous nappez ensuite de pommade. A nouveau, déposer des tranches de paleron, la pommade, et ainsi de suite.

 

Babeth a ensuite fermé sa cocotte avec le couvercle, et l’a mise dans le four chauffé à 160° pendant 1 heure. Elle a ensuite baissé la température du four à 125° et laissé doucement cuire de 9h à 15h30 !!

 

Elle est arrivée chez Jean-Pierre à 16h, a mis la cocotte dans le four chauffé à 100°.

Voili voilou !! Un régal !!

Cette soirée fut placée comme d’habitude sous le regard bienveillant de la vieille cheminée où un feu s’amusait à lancer bien haut ses belles flammes… D’ailleurs, était-ce le feu, les mets exquis, les délices épicés quelque peu alcoolisés du début qui ont échauffé Nadine et Mariejo ?

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En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’une soirée comme celle que nous avons vécue vendredi, vous réchauffe le corps, c’est sûr, mais surtout l’âme. L’amitié qui vibrait autour de cette table, faisant écho aux belles soirées familiales d’antan, nous a tous enveloppés de ses bras chargés de fraternité.

Le bonheur ce soir-là était bien présent. Nous l’avons vécu, partagé, senti, mangé, bu… Un bonheur comme ça, c’est précieux, il vous tient chaud les jours où la morosité voudrait forcer la porte de votre âme…

Et lorsque nous sommes partis de chez Jean-Pierre, en refermant la porte, un sourire s’était installé sur nos lèvres. Dehors, une bonne odeur de feu de cheminée emplissant l’air, nous accompagnait… Voulait-elle nous souffler de ne pas oublier que de tels moments existent, et quand ils se présentent, il faut bien en profiter, en jouir, et ne surtout pas les laisser s’échapper ?

A bientôt, les zamis !

Mariejo Goulard

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