Jeudi 3 juillet à la ferme de Jean-Pierre : une soirée exceptionnelle, dans un cadre exceptionnel avec une troupe exceptionnelle…

D’abord, la troupe : 8 acteurs pour interpréter 36 personnages âgés de 4 à 100 ans !

« Mé keeeeskelraconte encore ??! », vous dites-vous, pôôôvres malheureux, vous qui n’avez pas assisté à notre soirée théâtrale !

Je vous éclaire donc. L’atelier « OSONS », présidé par Martine SELLES, s’est déplacé à la ferme de notre ami Jean-Pierre, dans ce cadre enchanteur, pour nous interpréter la pièce de Noëlle RENAUDE, « A tous ceux qui… ». C’était un sacré défi pour la metteur en scène, Elisabeth GAVALDA … Imaginez un peu, transposer sur un petit espace scénique, une histoire où se côtoient 36 personnages joués par seulement 8 acteurs…

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Pour ceux qui comme moi ne la connaissent pas, Noëlle RENAUDE est un écrivain dramaturge français née à Paris en 1949 ; elle a écrit une vingtaine de pièces traduites en plusieurs langues et jouées à l’étranger. La pièce « A tous ceux qui… » était à l’origine destinée à être racontée et interprétée à la radio, puis elle a été finalement présentée sous forme théâtrale.

L’histoire de cette pièce : tous les personnages, représentant 5 générations d’une même famille, sont réunis autour d’un buffet campagnard pour fêter la commémoration de la libération ; nous sommes en 1949. La plus jeune a 4 ans et le plus âgé, 100 ans.

Comme dans toutes les réunions de famille, chacun parle, chacun raconte quelque chose, et tout ici prend des allures parfois drôles, dramatiques, tristes, désopilantes.

Ils fêtent ensemble à la fois la paix et la joie retrouvées, abordent l’horreur de cette sale guerre, se souviennent des morts. Ils règlent également quelques vieux comptes, vieilles histoires de famille, les jalousies se réveillent, les envies ou rancœurs émergent …, puis ils s’enthousiasment pour l’avenir en se forçant à croire à un meilleur à venir…

Au cours de ces retrouvailles, ils vont bien sûr boire, beaucoup boire ! Les séquences où apparaissent un personnage, ou deux, ou trois, ou plus, sont ponctuées d’un toast porté « à la jeunesse ! », « à la paix ! », « à tous ceux qui… ! ».

 

Il a fallu beaucoup d’imagination de mise en scène à Elisabeth Gavalda pour respecter le texte et donner la parole à tous les personnages joués seulement par une poignée de comédiens sans pour autant laisser de temps mort… Son pari a été superbement relevé et c’est avec énormément de plaisir que nous avons fait la connaissance de tous les membres de cette famille qui nous ont entraînés dans leurs histoires et déboires !

Voici donc les acteurs dans la peau de quelques uns de leurs personnages :

Martine SELLES :

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Denis PELAT :

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IMG_2686 - Copie

 

Ivana GOLL :

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Angela ZASSOT :

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Jean-Claude BEAUVE :

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Christine PONCET :

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Cécile ALLEMAND :

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Robert GONZALES :

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Pour un soir, le garage de Jean-Pierre et la salle d’exposition, situées de part et d’autre de la scène, se sont transformés en loges… Voyez plutôt !

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Cette promiscuité a permis aux acteurs de se changer en un temps record, passant d’un rôle d’enfant, à celui d’une personne âgée puis à celui d’adulte, pour redevenir l’instant d’après un enfant ! Les costumes, savamment choisis, représentaient à la fois, l’époque et l’âge du personnage. Voici un cours extrait situé au début de la pièce :

Quant au jeu des comédiens, ce fut un régal ! Ils nous ont communiqué leur plaisir et leur jubilation d’avoir l’opportunité d’interpréter plusieurs personnages dans le même espace temps. Tous les sentiments y sont passés : la joie, l’insouciance, la tristesse, la colère, l’ivresse, le rire, les pleurs, l’amour, la haine…  Ils sont vraiment extraordinaires ! Leur pari à eux aussi a été réussi…

Mais il y eut un acteur clandestin… Le coq de Jean-Pierre ! Oui… encore lui ! En effet mon ami, d’un coup, au beau milieu de la pièce, môôôssieur s’est mis, non pas à « cocoricoter », mais à pousser des cris (si ça se trouve, c’était des jurons !) ; on eût dit qu’il était exaspéré, dérangé par tous ces gens qui ont osé s’installer devant sa porte ou presque ! Le voici en pleine action :

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Ah ben sas, mon ami, il y a mis du cœur ! Il nous l’a fait savoir qu’il était chez lui ! Une véritable rébellion pour un crime de lèse majesté ! Ben, té, écoutez-le !

 

et encore lui…

Cela a bien dû durer 10 minutes, faisant rire le public, mais il a cependant laissé les comédiens imperturbables. Elisabeth Gavalda l’a même salué lors de son discours à la fin de la représentation !

 

Nous remercions une nouvelle fois l’atelier OSONS qui fête cette année également ses 10 ans ! Alors JOYEUX ANNIVERSAIRE et à bientôt à Lavol pour une nouvelle pièce ? Souhaitons leur une joyeuse et longue route à l’image de leur salut final …

Le public, enchanté et conquis, les a salués et honorés d’une salve d’applaudissements.

 

J’aimerais terminer mon article par une réflexion que nous a faite Colette, une des plus fidèles amies de Lavol Haut en Couleurs et lectrice assidue de notre blog. La représentation terminée, nous nous sommes attardées pour discuter avec quelques amies, et Colette nous a dit : « C’est vrai que cette ferme est magique… Dès que l’on pose le pied dans la cour, même si on est parti de chez soi « remontée » et pas contente contre quelque chose ou quelqu’un, en arrivant ici, on dépose les armes ! Il y a ici un climat et une ambiance hors du commun ; on se sent bien et on n’a envie que d’une chose, c’est de profiter du moment présent dans la paix et la bonne humeur ».

 

Ahhhh ! ça, ça fait plaisir !!

Allez, place maintenant à la fête champêtre qui va se dérouler ce dimanche 6 juillet.

Alors à très bientôt les zamis !

Mariejo Goulard

 

 

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