août 2014

 

Un voile noir de tristesse s’est posé sur notre association et sur la ferme de Jean-Pierre.

Notre ami Georges MEYNIER s’est éteint le 5 juin 2015, nous plongeant dans le chagrin et dans un grand désarroi tant son départ fut rapide.

Une terrible maladie a eu raison de lui, le laissant sans arme pour la combattre. Qui aurait pu croire cela, cet été 2014, où la ferme de Jean-Pierre résonnait de joies et de fêtes ? Certes, une certaine fatigue était présente, mais il était avec nous, et nous étions heureux…

Son état s’est dégradé au fil des mois, mais il mettait un point d’honneur à être présent et à participer à nos réunions, jusqu’à l’avant dernière, au mois de mars.

Les nouvelles de Georges, au fil des semaines de mai 2015 ne furent pas brillantes, l’inquiétude était dans toutes les pensées de sa famille et de ses amis ; nous prenons la décision d’annuler notre exposition et nos manifestations. Mais jamais, au grand jamais, nous étions préparés à son départ. Lorsque la terrible nouvelle nous est parvenue, elle nous a laissés sans voix, abasourdis et profondément malheureux.

Georges était un homme dont on était fier d’être son ami. Son extrême gentillesse, sa douceur, sa simplicité en faisaient l’illustration parfaite de la bonhommie. Car c’était un grand bonhomme ; « bonhomme » dans sa définition noble : bonté du cœur, simplicité, bienveillance, tolérance… C’était tout ça Georges, et plus encore. Il aimait rire, le bien manger et le bon boire, et n’était satisfait que lorsqu’il vous avait rendu service. Parce qu’il fallait faire attention lorsque vous lui demandiez un service… il se mettait alors en quatre pour vous satisfaire et bien au-delà !

Il avait un respect et un amour innés de « l’autre ». Notre amie Nadine m’a raconté une anecdote. Un jour, passant devant leur maison, elle voit la clé sur le portail. Lui faisant la remarque que ce n’est pas trop prudent de laisser cette clé à la vue de tous, il lui répondit « Et s’il pleut, et que quelqu’un veut se mettre à l’abri ? ».

Oui, Georges était un être exceptionnel, d’une espèce qui se fait de plus en plus rare. Ses qualités le faisaient aimer du plus grand nombre… il n’y a qu’à voir la foule immense présente pour ses obsèques. Nous étions plusieurs centaines à nous être déplacés. Il nous manque énormément, et nous avons encore du mal à réaliser son décès.

 

Lorsqu’en juillet, alors qu’il préparait les traditionnelles grillades,

P1240700

 

en septembre, chez nos amis Bernard et Martine,septembre 2014

 

en février, à notre réunion,

février 2015

 

en février encore,

février 2015

 

jamais, alors, nous pouvions penser un seul instant que notre ami nous quitterait aussi rapidement…

Nous sommes tristes et malheureux et pensons à son épouse, notre présidente, Elisabeth, à son fils Vincent et sa belle fille Emilie, à sa petite fille Lilou, qui lui crée des dessins et veut souffler dessus pour qu’ils partent le rejoindre au ciel…, à notre ami et son beau-frère Jean-Pierre, et toute sa famille.

J’ai eu énormément de mal à écrire mon article. Je remettais chaque jour le moment pour le faire. L’écrire, en effet, c’est concrétiser son départ, et ça, je n’en avais pas envie. C’est à présent fait. C’était très important et évident pour nous, les membres du bureau, de rendre ainsi hommage à notre ami. Il y a tant à dire et à raconter sur Georges, que ce n’est pas aisé.

Que le meilleur soit pour lui à présent.

 

Mariejo Goulard

Publicités